Dérivés & spéciaux
Variantes
Quatre machines extraordinaires
Le châssis aluminium et la carrosserie composite du Spider ont inspiré constructeurs et ingénieurs pour pousser le concept encore plus loin — turbo, V6, ambitions au Mans et hard top sur mesure.
ACE Tuning / Fochesato
Spider
Turbo
Deux fois la puissance d'origine. Le Spider Turbo Fochesato prend le moteur F7R standard et lui ajoute un turbocompresseur, une gestion électronique entièrement revue, des arbres à cames et soupapes retravaillés, et une ligne d'échappement en inox. Résultat : 300 ch à 6 250 tr/min et 34 mkg de couple — un rapport poids/puissance de 3,3 kg/ch seulement, le plaçant au niveau d'une Lamborghini Diablo SV.
La transformation extérieure ACE Tuning ajoute de larges pneumatiques 225/40 ZR18 à l'avant et 245/40 ZR18 à l'arrière, une jupe avant, un capot arrière entièrement redessiné pour loger les prises d'air de l'échangeur, et un aileron. L'arceau d'origine est remplacé par deux petits arceaux en aluminium poli.




Jean-Michel Roy & Brian Johnson
Helem
V6
Pour venir taquiner les Porsche 911 et Chrysler Viper sur la piste des 24 Heures du Mans, Jean-Michel Roy est devenu constructeur. Son bolide s'appelle Helem — l'acronyme de LM, Le Mans à l'envers. Roy et son associé britannique Brian Johnson ont obtenu de Renault l'autorisation d'utiliser le châssis tout alu du Spider. Sur ces entrelacs de profilés aluminium, la petite équipe de Téloché — un village proche de la mythique ligne droite des Hunaudières — greffe un V6 PRV Renault développant 260 ch.
La Helem offre des portes en élytre comme une Lamborghini Diablo, un habitacle en cuir bicolore avec climatisation et vitres électriques. Vendue 350 000 F — 200 000 F de moins qu'une Porsche 911 — son rapport prix/sensations était sans concurrence. Malheureusement, les difficultés financières ont mis fin à l'aventure. M. Johnson est reparti en Grande-Bretagne avec les deux autos de course.




GT1 — Le Mans 1996
Spider
Le Mans
À l'opposé de la Helem, une version course créée pour courir les 24 Heures du Mans et d'autres épreuves en catégorie GT1. Seule GT1 française du plateau manceau en 1996, cette voiture légère (950 kg) poussée par le V6 PRV biturbo développant 550 ch se caractérise par un rapport poids/puissance étonnant : 1,73 kg/ch — grâce en grande partie à la légèreté de son châssis alu qui encaisse sans broncher les contraintes d'une telle mécanique.
Le Spider a échoué à prendre le départ du Mans en 1996 par manque de temps dans sa mise au point, et n'a pas été qualifié aux essais préqualificatifs des 24H du Mans 1997. Il a ensuite couru en championnat de France GT FFSA et quelques épreuves internationales jusqu'en 1998, sans briller. Plus tard, sous la bannière HRC, la voiture est rebaptisée Hawk et dispute le championnat de France FFSA GT 2000.




Carrossier — Delémont, Suisse
Spider
Willemin
Un Spider pare-brise, c'est bien. Un Spider avec hard top, c'est mieux. C'est l'œuvre d'un carrossier suisse, M. Willemin, basé à Delémont près de Belfort. Le hard top en polyester est réalisé à la main et donne à la voiture une vraie allure de GT1 de route — l'influence de la Helem est visible dans l'aileron et la prise d'air sur le toit.
M. Willemin n'a malheureusement plus le temps de réaliser la modification complète du véhicule, mais il peut encore fournir la pièce brute en polyester pour le hard top (avec la prise d'air sur le toit). Une pièce unique pour ceux qui recherchent le Spider ultime.



